Depuis le 25 octobre 
Accès libre

Point de départ de cette vaste opération: une proposition de deux artistes, sculpteurs, Luc Navet et Jean-Philippe Tromme. Il s’agit d’un projet d’intervention artistique dans les cimetières, inspirée de ce qui se pratique déjà notamment dans le Tournaisis. Nous débuterons par Grand-Marchin avec un groupe d’une dizaine d’artistes: outre les pré-cités, Emilia Bellon, Antonin et Suzon Doppagne, François Goffin, Louise Herlemont, Jean-Pierre  Husquinet, Denis Mahain, Jacques Patris et Christine Renard. Si le doute, la fragilité, la conscience de la finitude se nichent au cœur de bien des démarches artistiques, l’opération ne se limite pas à des interventions esthétiques, et elle ambitionne d’ailleurs de se prolonger dans le temps (saison prochaine) et dans l’espace (vers Clavier ou Modave).

Le cimetière est un lieu d’apaisement chargé de symboles, il est par essence conditionné par la culture et les pratiques funéraires, il est une identité culturelle qui nous révèle à nous-même, liée à un artisanat, à des usages et à un patrimoine locaux — et aujourd’hui, la conception écologique des cimetières entraîne une évolution de leur gestion, un rapport nouveau à la nature.

À travers la présence d’œuvres d’art, se prolonge ici une réflexion qui invite les citoyens à envisager l’évolution de notre rapport aux espaces funéraires dans notre société, à la place de la mort en son sein; mais aussi à évoquer l’entretien, l’aménagement, la réaffectation et la réhabilitation des cimetières, dans la relation — étrange ou familière — qu’entretiennent les habitants avec cet espace commun, ce lieu public.

Accès libre.

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